top of page
Rechercher

Stockage de matériaux radioactifs dans les bases navales françaises : cadre réglementaire, enjeux opérationnels et rôle de RADIO‑PROTECT

  • Photo du rédacteur: milarepa Delasag
    milarepa Delasag
  • 6 août
  • 3 min de lecture
ree

Les bases navales françaises de Toulon, Brest, Cherbourg et l’Île Longue jouent un rôle central dans la dissuasion nucléaire française. Elles accueillent à la fois le porte-avions Charles de Gaulle et les sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) ou lanceurs d’engins (SNLE). Ce statut implique la présence de matériaux radioactifs issus de la propulsion nucléaire navale, ainsi que des sources industrielles utilisées pour le contrôle des équipements.

Ces infrastructures sont classées Installations Nucléaires de Base Secrètes (INBS). Leur contrôle est assuré par le Délégué à la sûreté nucléaire et à la radioprotection pour les activités et installations intéressant la défense (DSND), en lien avec l’Autorité de Sûreté Nucléaire de Défense (ASND).


1. Stockages de matériaux radioactifs : nature et localisation

Les bases navales assurent l’accueil, l’entretien et parfois le retrait du combustible ou d’éléments irradiés provenant :

  • Des réacteurs embarqués à bord des sous-marins et du porte-avions,

  • Des composants ou systèmes issus des opérations de maintenance ou de démantèlement,

  • De sources radioactives utilisées à des fins de contrôle non destructif (Iridium-192, Cobalt-60).

Les zones de stockage — souvent localisées à proximité des installations de maintenance ou des bassins — contiennent des déchets radioactifs à vie courte et moyenne, ainsi que des équipements ou pièces contaminés ou activés.

Les bases concernées sont :

  • Toulon (plus grande base navale d’Europe, pour les SNA et le Charles de Gaulle),

  • Brest (accueil des SNLE et d’une importante infrastructure de soutien nucléaire),

  • Cherbourg (construction et maintenance des sous-marins),

  • Île Longue (base de dissuasion nucléaire pour les SNLE).


2. Surveillance et gestion environnementale

La Marine nationale réalise des surveillances radiologiques environnementales régulières, couvrant :

  • L’air ambiant,

  • Les eaux de surface et souterraines,

  • Les sédiments marins,

  • La faune et la flore maritimes.

Ces contrôles sont réalisés via les laboratoires implantés sur chaque base, notamment à Brest, Cherbourg et Toulon, et supervisés par les organes internes de la Marine en lien avec la Cellule de Pilotage des Systèmes de Surveillance Nucléaire Marine (CP2SNM).

Les résultats sont transmis pour consolidation au DSND et à l’ASND, avec vérification de la conformité aux seuils réglementaires et aux plans de prévention des rejets accidentels.


3. Cadre réglementaire de radioprotection

Les installations nucléaires militaires suivent un cadre réglementaire spécifique défini par :

  • Le code de la défense, pour les règles propres aux INBS,

  • Le code du travail, pour la radioprotection des travailleurs,

  • Le code de la santé publique, pour les expositions au public,

  • La directive 2013/59/Euratom, transposée en droit français.

Les principes fondamentaux sont :

  • Justification des pratiques radiologiques,

  • Optimisation des expositions (principe ALARA),

  • Limitation des doses aux travailleurs (max. 20 mSv/an) et au public (max. 1 mSv/an),

  • Surveillance dosimétrique interne et externe obligatoire pour les agents exposés,

  • Plans d’urgence en cas d’accident radiologique ou de situation incidentelle.

Les déchets radioactifs générés sont conditionnés et orientés vers les filières de traitement gérées par l’ANDRA, en particulier les centres CIRES ou CSA pour les déchets de faible ou moyenne activité.


4. Rôle et expertise de RADIO‑PROTECT

Dans ce contexte sensible, RADIO‑PROTECT intervient comme expert indépendant auprès des opérateurs civils ou militaires impliqués dans la chaîne logistique, technique ou environnementale des bases navales.

Nos compétences couvrent :

Études de sûreté radiologique

  • Identification des sources et matériaux stockés, évaluation des risques radiologiques directs et différés,

  • Cartographie des zones d’exposition et analyse de scénarios d’accident.

Conception de protection et zonage réglementaire

  • Calculs de blindage (béton, plomb, structures modulaires),

  • Mise en place de zonages réglementaires : zone surveillée, contrôlée, interdite.

Déploiement de systèmes de surveillance

  • Capteurs fixes de rayonnement gamma/neutron, intégration à des systèmes de télésurveillance,

  • Solutions mobiles de détection pour les inspections périodiques ou imprévues.

Appui réglementaire et documentation

  • Constitution ou relecture de dossiers de sûreté INBS,

  • Assistance dans la mise en conformité avec les exigences DSND/ASND, Euratom, Code de la Défense.

Formation et préparation opérationnelle

  • Formation des personnels techniques et HSE à la radioprotection spécifique INBS,

  • Simulations d’incident, procédures d’alerte et réponse NRBC,

  • Participation à des exercices conjoints avec les unités de sécurité nucléaire marine.


Conclusion

La gestion des matériaux radioactifs sur les bases navales françaises est soumise à une régulation militaire spécifique, mais fondée sur les mêmes principes de sûreté que les installations civiles. Cela implique une vigilance constante sur la sécurité des travailleurs, la protection de l’environnement et la maîtrise des risques opérationnels.

En s’appuyant sur son expérience dans les environnements à haute criticité et réglementés, RADIO‑PROTECT propose une offre complète pour accompagner les acteurs civils et militaires sur ces problématiques : conseil, ingénierie radiologique, formation, audits et préparation à la réponse en situation de crise.


 
 
 

Commentaires


bottom of page